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Astrid Laviéville sculpteur graveur
Astrid laviéville sculpteur graveur
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Sculpteur - graveur

 Le Courrier de l'Ouest


Astrid Laviéville  : «  J'ai toujours respiré l'art  » Une artiste exceptionnelle expose actuellement au Four-Pontet. Astrid Laviéville est honorée de nombreuses distinctions, en France et à l'étranger. Il émane d'Astrid Laviéville une douceur, une finesse et une délicatesse, dans le geste, la parole et , bien sûr, dans ses œuvres. Sculpteur, peintre et graveur, cette artiste laissera son empreinte, c'est sûr. Ici, le temps n'a pas d'effet, ou plutôt il transcende le travail d'Astrid.

Là où le regard se pose, il reste figé. Et alors l'imagination vagabonde, à son rythme. Inutile de jeter un regard derrière soi pour voir le chemin parcouru. Telle l'affiche qui s'accumule sur un panneau et s  'effrite au fil du temps, elle laisse ses propres empreintes. C'est «  l'Usure du temps  » le fil conducteur de toutes les œuvres d'Astrid Laviéville. Fille d'artiste- «  j'ai toujours respiré l'art  »- mais pas fille de, Astrid s'impose. Ses œuvres sont uniques. La jeune femme travaille à partir de matériaux composites, de béton, de céramique. «  Je suis patiente, persévérante. Parfois, il me faut entre trois et cinq mois pour créer une sculpture.  »

Son travail de peinture et gravure est tout aussi remarquable  : des linogravures sur toile gaufrée ou sur tissus marouflés sur toile, des estampes qui se jouent de la lumière, un mélange de techniques et de pigments...

Et toujours ce fil rouge... «  Le temps qui passe. Le temps fait son effet, mais n'efface rien. Il estompe. Reste le souvenir de tous ces visages, une part de l'existence.  »


                                                                                                                                                                          

Univers des Arts n°175 par Jean-Louis Avril


La mémoire en palimpseste

Depuis 1993, Astrid Laviéville modèle la terre en sujets équestres et guerriers samouraï de grès et de porcelaine blanche qu'elle étame d'une patine à l'ancienne en grisailles séculaires. Elle se place alors sur un plan archéologique et onirique afin de recréer chaque histoire. Dans cette thématique, elle sculpte la symbolique, les codes et les règles de vie à partir des iconographies existantes, mais puise surtout dans la méditation et le rêve pour réinventer à loisir ces défenseurs bienveillants plus que guerriers menaçants.Elle est aussi de génération manga et illustratrice et traduit également aujourd'hui son imaginaire par le dessin et la linogravure. Son parcours repose sur les réminiscences de souvenirs d'enfance où elle côtoyait à l'école de nombreux enfants, originaires du sud-est asiatique. Elle reste marquée par le raffinement de leur culture et des récits qu'on lui contait et lance ses messages symboliques comme des bouteilles à la mer en glacis acryliques et pigments.

Astrid Laviéville y favorise une aura qui forlonge par l'usure, la rouille, l'oubli et l'érosion des strates du temps.

Ses travaux témoignent, à l'instar des palimpsestes, d'une mémoire qu'il faut décrypter. Son œuvre est une charge émotionnelle, une part de rêve qui insuffle à la légende un nouveau devenir. C'est un passage en passe muraille que seul les artistes peuvent franchir entre absence et réalité.

Astrid Laviéville est de ceux-là, hors des modes et des conventions et riche d'une création en toute liberté visionnaire.

                                                                    

                                                                                                                                                                           

La nouvelle République


L'empreinte du temps qui passe d'Astrid

L'artiste Astrid Laviéville,(...), est sculpteur, peintre et graveur et expose ses œuvres au Four-Pontet jusqu'au 30 septembre. Plusieurs de ses gravures ont été présentées cette année, lors de la IV Biennale de l'Estampe à Magné. Astrid Laviéville nous fait découvrir une exposition principalement d'influence japonaise, un pays et un art de vivre qui lui est cher. Une série de tableaux utilisent le même portrait qui a été gravé et ensuite réimprimé sur le tissu puismarouflé. Le tableau est réhaussé de pigments de couleurs. Chaque portrait est traité de manière différente, des craquelures, des empreintes sont inscrutées et nous rappellent l'usure du temps. C'est comme un trésor archéologique que l'on sort de terre avec son histoire à raconter. Des estampes du portrait japonais sont également présentées.

Chaque sculpture de l'artiste qui ne manque pas d'imagination est une pièce unique. «  Akira, le prince de la forêt oubliée  » est en matériau composite brut (végétal plus résine). Les têtes des autres sculptures sont en porcelaines blanche ou patinées pour donner l'impression d'une pièce très anciennes. A l'étage du Four-Pontet, Astrid Laviéville nous montre le point de départ de ses œuvres  : une matrice en linoléum qui nous permet de mieux comprendre le processus de son travail. L'artiste expose en France et à l'étranger et a reçu de nombreuses récompenses. Astrid Laviéville aime partager son expérience et anime des cours de sculpture à Celles sur Belle.


                                                                                                                                                              

Univers Des Arts n° 149 - Bertrand Duplessis


Indiscutablement, l'oeuvre de cette artiste traduit une forte individualité. Le regard qu'elle porte sur la sculpture à travers le monde échappe au temps. Chacune de ses oeuvres est intemporelle. Elles ne sont ni d'hier, ni d'aujourd'hui; les siècles peuvent glisser sur les céramiques qu'elle crée et sur les bronzes qu'elle ne fait qu'en pièce unique. Les titres de ses pièces surprennent, interrogent : "Le Grand Officier Des Remontrances", "Citrouille, le scribe". A nous, observateurs, d'apprendre à regarder puis à transposer, sans être sûrs de savoir résoudre l'énigme. Astrid Laviéville ne se contente pas de se mouvoir dans le monde de la statuaire, qu'il soit d'hier ou d'aujourd'hui. Ses recherches, ses interprétations savent s'enrichir de ses observations, de ses travaux sur le dessin, la gravure.

En des chemins qui peuvent être de traverse, elle combine subtilement ce qu'elle a observé et ce qu'elle ressent, passant allègrement du figuratif à l'abstrait, sans hiatus : il suffit qu'elle en éprouve le besoin. Elle trouve même dans cette alchimie d'art une bouffée d'oxygène, créatrice, voire libératrice. Tout matériau peut enrichir son art, même des supports inattendus tels que la toile, le papier, des pigments. C'est par le combiné du traditionnel et de l'inattendu qu'Astrid Laviéville a tracé un chemin qui est loin d'être achevé.

Copyright Astrid Laviéville